Commission des libérations conditionnelles – Prédateur sexuel libéré

février 06, 2015

Le comportement du prédateur sexuel Richard Charlish inquiète la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

L’homme originaire de Mashteuiatsh n’a pas respecté les conditions de son ordonnance de surveillance à au moins deux reprises depuis sa sortie du pénitencier en novembre 2011, en plus d’être toujours considéré comme dangereux.

Richard Charlish a battu, séquestré et agressé sexuellement une femme à Montréal en 2001.

(archives, Agence QMI)

Soumis à une ordonnance de surveillance depuis trois ans, l’autochtone de 49 ans a consommé de l’alcool malgré les conditions dont il faisait l’objet. En brisant celles-ci, Charlish s’est vu imposer une première peine de détention de trois mois en 2012 et une seconde de huit mois en août dernier.

On lui reproche aussi son attitude menaçante envers le personnel des centres communautaires où il a séjourné, et des altercations verbales avec les autres résidants.

«On reçoit sans cesse des appels de la commission nous informant de ce qui se passe, qu’il n’a pas respecté ses conditions, qu’on le cherche, qu’on l’a retrouvé, etc, explique l’avocat de sa victime Me Marc Bellemare. Pour la victime, c’est un véritable enfer.»

La Commission des libérations conditionnelles a noté dans son dernier rapport que «tous les professionnels qui se sont penchés sur son dossier ont conclu qu’il présentait un risque très élevé de récidive violente, sexuelle ou non, à court, moyen et long terme.

À l’approche de la fin de sa deuxième sous peine, la commission resserre donc ses conditions sur les recommandations du Service correctionnel du Canada.

Charlish devra notamment demeurer dans un centre correctionnel communautaire jusqu’à l’expiration de l’ordonnance de surveillance d’une durée de 10 ans.

Il devra aussi participer à des programmes pour traiter ses problèmes de déviance sexuelle et de toxicomanie, et faire l’objet d’un suivi psychologique.

Marc Bellemare juge que c’est insuffisant pour protéger la société. «Une maison de transition, c’est une semi-liberté. Ceux qui y séjournent ont des permissions de sorties, mais à répétition, les conditions ne sont pas respectées. Est-ce que ça va prendre une autre agression ou même un meurtre pour que l’on comprenne que l’individu est véritablement dangereux?»

L’avocat réclame une modification de la loi. «C’est nécessaire pour faire en sorte que même après qu’un individu ait purgé la totalité de sa peine, s’il présente encore un niveau de dangeurosité extrême, qu’on le garde en prison», suggère-t-il.

Pendant son incarcération, Richard Charlish n’a pu bénéficier d’une libération conditionnelle car la commission était convaincue qu’il allait commettre une infraction entraînant la mort ou un dommage grave à une autre personne.

TVA nouvelles
http://tvanouvelles.ca/lcn/judiciaire/archives/2015/02/20150203-171238.html#.VNGAjj0AKJc.email