Football canadien à Québec: Marc Bellemare ne lâche pas

novembre 28, 2009

Publié par : Le Soleil,  Pierre Pelchat

28 novembre 2009 à 05h00

(Québec) L’ex-ministre de la Justice et ex-candidat à la mairie de Québec Marc Bellemare persiste dans sa démarche d’avoir une équipe de la Ligue canadienne de football (LCF) à Québec ou, devrait-on plutôt dire, à Saint-Augustin-de-Desmaures.

À la suite du refus de l’Université Laval d’agrandir son stade pour accueillir plus de 20 000 spectateurs et un club de LCF, Me Bellemare tente toujours de convaincre des investisseurs de construire un nouveau stade à Saint-Augustin près de l’autoroute 40. 

«Nous étions prêts à payer la totalité des coûts d’agrandissement du stade du PEPS que l’on avait évalués à 12 millions $. Nous étions prêts également à payer un loyer de 1 million $ par année pendant 15 ans à l’Université. Nous sommes ouverts à verser ce même loyer pour un nouveau stade à Saint-Augustin qui coûterait de 35 à 40 millions $», a-t-il affirmé, hier, au cours d’un entretien avec Le Soleil.

 

Ce passionné de football rejette carrément l’argument voulant que la venue d’une équipe de football professionnel à Québec nuirait au Rouge et Or. À preuve, il a cité les résultats d’un sondage qui montre que 82 % des partisans du club de l’Université iraient plus souvent ou aussi souvent voir le Rouge et Or si une franchise était accordée à Québec.

 

De plus, selon ce même sondage réalisé au printemps 2007, la venue d’un club professionnel à Québec inciterait davantage d’amateurs de football professionnel à assister aux matchs du Rouge et Or. Par ailleurs, près de la moitié d’entre eux sont d’accord pour acheter des abonnements combinés pour les parties de l’équipe de la LCF et du Rouge et Or.

 

Me Bellemare s’explique mal le refus du recteur d’appuyer le projet d’agrandissement du stade. «Les Alouettes ont utilisé le vieux stade de l’Université McGill pendant plusieurs années. Moncton veut faire la même chose avec son stade universitaire de 20 000 places. Un club de LCF aurait donné un rayonnement important à l’Université Laval», a-t-il dit.

 

Il y a deux ans, le recteur Denis Brière avait expliqué son refus par la crainte de voir les gouvernements fédéral et provincial ne plus vouloir financer le projet de Super PEPS si des modifications devaient être apportées au stade de football. Pour l’agrandissement du stade des Alouettes, le gouvernement du Québec a accordé une subvention de 19 millions $.