Plaques d’immatriculation spéciales?

mai 02, 2012

Publié par : canoe.ca

02/05/2012

QUÉBEC – Faudrait-il imposer des plaques d’immatriculation spéciales aux automobilistes surpris en état d’ébriété?
Dans certains états américains, on oblige les automobilistes reconnus coupables de conduite avec les facultés affaiblies à munir leur véhicule d’une plaque d’immatriculation bien spéciale, dont le numéro commence par W. On l’appelle la plaque «whisky».

Un signe distinctif qui les identifie clairement à la vue de tous, durant une période déterminée, et qui leur vaut une surfacturation de 100$.

Or, l’idée de ces plaques «whisky» commence à faire son chemin au Québec.

«C’est une très bonne idée, croit l’avocat Marc Bellemare, parce que ça fait en sorte que les gens savent que la personne a été condamnée pour alcool au volant. Alors, si vous voulez être passager de cette personne-là, peut-être que vous allez y penser à deux fois.»

Là où la mesure existe, ces plaques d’immatriculation sont imposées aux conducteurs arrêtés avec plus de deux fois la limite d’alcool permise dans le sang, aux récidivistes ou aux personnes qui conduisaient en état d’ébriété avec, à bord de leur véhicule, un jeune âgé de moins de 16 ans. Et les automobilistes reconnus coupables ne peuvent conduire aucun autre véhicule que le leur.

Rencontré par hasard, un automobiliste québécois, qui a déjà été arrêté pour alcool au volant, applaudit l’idée de cette plaque spéciale.

«Il faut prendre toutes les mesures imaginables, a dit cet automobiliste. Je trouve ça très original et je suis 100 % pour cette mesure-là. Ça aurait un caractère dissuasif parce que les gens sont cachottiers et ne veulent pas s’afficher.»

Là-dessus, Me Bellemare renchérit :

«Statistiquement, ça a été clairement établi que, dans les états américains où ça a été fait, il y a une réduction du nombre de récidives», a-t-il précisé.

Aux États-Unis, la plaque W a quand même droit à son lot de critiques de la part des organismes de défense des droits de la personne, qui estiment que la mesure est exagérée.

Questionnée à ce sujet, la Commission des droits de la personne n’était pas en mesure de commenter.