Projet de loi C-10 – Marc Bellemare ira défendre C-10 au Sénat

février 13, 2012

- Publié par : 24h montréal de Valérie Gonthier
13/02/2012

Me Marc Bellemare souhaite défendre le projet de loi C-10 afin qu’il soit adopté au Sénat.
L’ancien ministre de la Justice Marc Bellemare ira plaider en faveur du controversé projet de loi C-10 devant le Sénat, a appris Le Journal. « Que le gouvernement conservateur adopte des mesures beaucoup plus sévères face aux criminels, c’est une excellente nouvelle », lance-t-il. Lors d’un entretien avec Le Journal, Me Bellemare en profite pour écorcher au passage l’actuel ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, qui est « dans l’erreur d’un bout à l’autre ». « Il ne représente pas le peuple québécois et il n’a aucune légitimité pour dénoncer et contester ce projet de loi », croit-il. Québec juge la nouvelle approche fédérale trop punitive et basée sur aucune donnée factuelle. Le projet de loi sur la justice criminelle, qui vise à sévir davantage contre les personnes déclarées coupables de certains crimes, a été adopté à la Chambre des communes en décembre dernier. Audiences Celui qui travaille depuis plus de 35 ans comme avocat au service des accidentés et des victimes d’actes criminels souhaite faire valoir son point de vue sur le houleux débat. Il a été convoqué par le Sénat et il compte bien aller s’expliquer lors des audiences prévues dans les prochaines semaines. Selon Marc Bellemare, il est nécessaire de défendre ce projet de loi, afin qu’il soit adopté « au plus vite au Sénat ». Victimes Me Bellemare est d’avis que le peuple québécois est « déconnecté » sur la question de la sévérité des peines. Devant le Sénat, il insistera sur l’importance de comprendre que certaines personnes sont victimes « parce qu’il y a des criminels qui les ont rendues des victimes ». Et selon lui, ces criminels doivent être punis davantage. « Le projet de loi C-10 sévit contre certaines clientèles, particulièrement les prédateurs sexuels », explique-t-il. Il déplore que des prédateurs sexuels soient libres d’agir, faute de budget pour lutter contre eux. Appui pour Boisvenu Me Bellemare avoue appuyer la thèse de Pierre-Hugues Boivenu concernant le projet de loi C-10. Selon lui, le sénateur n’est pas allé à Ottawa pour être « objectif », mais bien pour « défendre le point de vue des victimes ». « On est chanceux au gouvernement du Canada d’avoir un homme qui connaît bien la réalité des victimes et qui la défend », dit-il. Questionné concernant la rumeur voulant qu’il soit un candidat pour combler l’un des sièges vacants au Sénat, Marc Bellemare a tout nié. « Ce sont de fausses rumeurs. Je n’ai jamais eu quelque intérêt, ni aucune discussion avec qui que ce soit en ce sens », confirme-t-il.