Présumés prêtres agresseurs: un recours collectif réclamé contre le diocèse de La Pocatière
2/10/26

Une demande d’action collective visant le diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière a été déposée au nom de dizaines de personnes affirmant avoir subi des agressions sexuelles de la part de prêtres de l’est du Québec il y a plusieurs années.
Déposé par les cabinets Bellemare Avocats et Lambert Avocats, le recours concerne des agressions sexuelles alléguées commises par des hommes d’Église entre Montmagny et Rivière-du-Loup dans les années 1960 et 1970.
L’évêque et le Collège auraient d’ailleurs été mis au courant des agissements reprochés à l’abbé Deschênes, qui aurait toutefois conservé son titre de responsable de la chapelle du Lac-de-l’Est et son poste de professeur au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière jusqu’en 1982.
Au chalet
Le curé de Saint-Just-de-Bretenières, l’abbé Jean-Marc Garneau, est aussi visé pour des agressions qui auraient été commises, notamment, à Saint-Paul-de-Montminy et au lac Gosselin.
Selon la présumée victime, les faits reprochés se seraient étendus sur près d’une décennie, alors qu’elle était âgée de 3 à 12 ans, une période durant laquelle elle se rendait fréquemment au chalet du curé Garneau.
À ces occasions, l’adulte aurait dormi dans le lit de l’enfant à plusieurs reprises et lui aurait imposé des gestes à caractère sexuel.
Plusieurs cas à l’étude
Selon Me Marc Bellemare, le temps est venu pour les personnes touchées de sortir du silence.
«Les victimes ont porté ces blessures pendant des décennies. Il est maintenant essentiel que les responsables soient tenus de répondre de leurs actes», affirme l’avocat.
Il estime que le nombre de victimes présumées pourrait être considérablement plus élevé, notamment en raison du contexte rural de l’époque, qu’il qualifie de milieu où il y avait «plus d’occasions pour les prédateurs».
«Nous avons actuellement à l’étude une quinzaine de cas très bien documentés et nous croyons qu’il est possible d’en identifier plusieurs autres. C’est la raison pour laquelle les victimes doivent se manifester», ajoute-t-il.
En se basant sur des recours collectifs réglés dans des dossiers similaires, le montant des dédommagements pourrait varier entre 75 000$ et 250 000$ par victime, selon différents critères, dont la durée des agressions et leur répétition, l’âge des victimes et les dommages psychologiques subis.
Me Bellemare rappelle enfin que l’identité des présumées victimes demeure confidentielle et que la démarche est entièrement gratuite.
