Pour un changement des lois Des victimes d’actes criminels haussent le ton

avril 24, 2013

Publié par : T.V.A
Première publication 24 avril 2013 à 18h35

De nombreuses victimes d’actes criminels vont se rassembler cette fin de semaine à Québec pour dénoncer les injustices dont elles sont l’objet.

Une femme dont le père a été assassiné réclame justice puisque personne n’a été déclaré coupable, car les preuves ne respectaient pas les droits de l’accusée.

Le soir du 22 juillet 2006, André Hogue, a reçu un projectile d’arme à feu à la tête alors qu’il se trouvait dans un abri de jardin, dans la cour arrière de son domicile.

La conjointe d’André Hogue depuis 14 ans, Armande Côté, a rapidement été accusée de meurtre après qu’un médecin eut découvert des éclats de balle dans la tête de la victime.

Toutefois, Armande Côté n’a jamais été reconnue coupable de quoi que ce soit pendant son procès qui s’est tenu en 2007.

À l’époque, toutes les preuves ont été rejetées par le juge, car il a estimé que les agents de la Sûreté du Québec avaient commis des violations continues et délibérées.

Ils l’ont détenue durant plusieurs heures sans lui faire part de ses droits et ont effectué une fouille de la résidence sans mandat.

En 2010, la Cour d’appel du Québec a renversé ce jugement, mais la Cour suprême a finalement tranché que les droits d’Armande Côté avaient été bafoués.

«On avait le cadavre de mon père qui a été assassiné. Il ne peut pas s’être suicidé, il n’y a aucun autre moyen que de se faire assassiner. Je pense qu’il va falloir se réveiller comme société et dire: « On protège qui? »», s’interroge Marie-Claude Hogue.

L’ancien ministre de la Justice du Québec Marc Bellemare demande des amendements au Code criminel pour que des dossiers semblables ne se répètent pas.

«Pour faire en sorte qu’on puisse accuser à nouveau une personne qui aurait été libérée temporairement pour des raisons techniques, ordonner un nouveau procès, je pense que ça aurait été ça, la solution», croit M. Bellemare.

Pour Mme Hogue, il est important de respecter les droits des accusées, mais cela doit avoir des limites.

«Les prisonniers ont des droits. Tout être humain a des droits. Mon père, son premier droit, c’était le droit à la vie», conclut-elle.