Reconnue victime par l’IVAC 47 ans plus tard

Presque 47 ans après avoir subi les premières agressions sexuelles de son père, alors qu’elle n’avait que 4 ans, Nancy Plamondon vient finalement d’être reconnue victime par l’IVAC, l’Indemnisation des victimes d’actes criminels.

Source: TVA NOUVELLES

L’organisme lui reprochait de ne pas avoir fait sa réclamation dans les délais prévus, mais fait marche arrière.

Elle a été agressée de l’âge de quatre ans jusqu’à l’adolescence. Dans les années 80.

C’est seulement lorsqu’elle est revenue à la charge une troisième fois qu’elle a été reconnue comme victime.

«J’ai eu un sentiment de enfin de justice et je dirais encore plus de justice que de justice criminelle a apporté de réconfort si je peux appeler ça comme ça. J’ai envie de dire aux victimes de persévérer», mentionne Nancy Plamondon.

On lui reprochait qu’elle eût trop attendu avant de porter plainte.

«Les abus ont commencé à l’âge de quatre ans, ça veut dire que c’est à cinq ans qu’elle devait faire les réclamations. Si elle est mineure, elle peut toujours dire qu’elle ne comprenait pas, mais dès qu’elle commençait à prendre conscience qu’elle a été abusée, le délai d’un an commençait à courir. Alors, dans son cas, on lui a reproché, il y a une quinzaine d’années de ne pas avoir réclamé dans l’année qui a suivi l’inceste, ce qui est complètement ridicule,» souligne son avocat, Me Marc Bellemare.

Avec ce gain, elle pourra faire une demande d’aide psychologique dans les prochains mois.

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